Sirop d’érable, une tendance incontournable


Par Annie Bourque


Amélie Guay et James Graham-Simpkins

SIROP D’ÉRABLE ST-LÉON

Plus jeunes, Amélie Guay et James Graham- Simpkins rêvaient d’être propriétaires d’un vignoble en Bourgogne. «On a réalisé qu’on n’avait pas des millions dans notre compte de banque pour réaliser un tel projet », raconte Amélie.

En 2013, le couple décide de démarrer la fabrication d’un sirop d’érable de qualité. Cette année-là, les Montréalais se rendent à Vancouver en apportant avec eux une vieille roulotte remplie de petites bouteilles. «On a vendu toute notre production en l’espace de trois semaines. Nous étions fiers de mettre en valeur un produit du terroir québécois.»

 

MONTRÉAL, CALGARY ET TORONTO

Aujourd’hui, le couple d’entrepreneurs voit grand. Leur sirop est disponible dans une vingtaine d’épiceries fines à Montréal. « Un distributeur vend notre sirop dans les boutiques et épiceries fines à Toronto et un autre fait la même chose à Calgary. Nous venons aussi de lancer notre boutique en ligne », explique la jeune trentenaire.

Le Québec compte 13 500 producteurs acéricoles. Comment réussir à se démarquer ? « On offre un sirop d’érable biologique et on scelle et inspecte chaque bouteille nous-mêmes. Garder le contrôle sur la qualité du produit fait partie de notre philosophie. »

UN COUPLE EN AFFAIRES

Au quotidien, Amélie et James poursuivent leurs carrières dans la restauration. Alors que leurs temps libres sont consacrés aux opérations de leur entreprise. « On a compris qu’on était capable de travailler ensemble même si on vit du stress et parfois des disputes. Le secret, pour travailler en couple, c’est de respecter les forces et qualités de l’autre. »

 

UNE TENDANCE INCONTOURNABLE

Outre le sirop d’érable, le couple s’est lancé dans la production de pacanes à l’érable. Un produit qui a obtenu un succès fou, à la veille de Noël, l’an dernier. Les consommateurs veulent offrir des cadeaux du terroir québécois. Amélie et James voient d’un très bon œil l’ouverture des marchés avec les pays de l’Union européenne. « On veut créer d’autres produits à partir du sirop d’érable et on a tout plein de projets en tête », conclut Amélie avec enthousiasme.

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